Deux fois par mois, Faire Bien vous propose de découvrir les témoignages, actions et engagements, de celles et ceux qui se mobilisent pour changer le monde. Nos invités partagent les solutions qu’ils ont imaginées, pour répondre aux défis actuels en matière d’agriculture, d’alimentation ou d’environnement. Ecoutez, réagissez, partagez… Et surtout n’hésitez pas à vous faire connaître si vous êtes vous-même acteur du changement : toutes vos histoires sont inspirantes.

Aujourd’hui, nous allons aborder la question de l’alimentation. Production agricole, consommation, gaspillage, vision d’avenir… Au cours de cette émission, nous allons tenter d’en décrypter les principales dimensions. A nos côtés pour nous accompagner dans ce voyage au coeur de la chaîne alimentaire, Bruno Parmentier. Bruno Parmentier, est ingénieur des Mines et économiste, directeur d’une école d’ingénieur en agriculture, auteur du livre « Nourrir l’Humanité ».

Alors avant d’entamer notre périple au pays de la nourriture, permettez-moi de vous présenter brièvement à nos auditeurs. Vous êtes ingénieur et économiste de formation, consultant  spécialisé dans les questions agricoles et alimentaires – vous êtes d’ailleurs l’auteur de quatre ouvrages sur le sujet -, et quand vous n’êtes pas requis par vos activités de conférencier, vous participez à la vie de pas moins de 6 associations, fondations et ONG.

QUESTIONS

  • Nous allons bientôt entrer dans le vif du sujet, mais avant cela, pouvez-vous nous expliquer comment un élève diplômé de l’école d’ingénieurs des Mines dans les années 60 se retrouve à défendre le principe d’une agriculture « écologiquement » intensive – nous reviendrons sur ce concept un peu plus tard dans l’émission – près d’un demi-siècle plus tard ?
  • Plus de 800 millions de personnes souffrant de la faim dans le monde, environ un milliard dont le régime alimentaire est carencé, et à l’inverse, 1,6 milliards de personnes qui mangent trop. L’humanité ne souffrirait-elle pas de quelques déséquilibres alimentaires Bruno Parmentier ?
  • L’un des grands paradoxes de cette situation, c’est qu’alors même qu’une partie substantielle de l’humanité souffre de la faim, près d’un tiers de la production alimentaire mondiale part chaque année à la poubelle. Comment expliquer une telle incohérence ?
  • Rien qu’en France, ce sont chaque année quelque 10 millions de tonnes de nourriture qui ne trouvent pas le chemin de nos assiettes. Comment, selon vous, mettre un terme à un tel gâchis ? Quelles sont les principales mesures qui pourraient nous permettre de l’enrayer ?
  • Dans 20 ans, nous serons 30% d’habitants en plus sur la planète. Selon vos estimations, il faudra accroître de 70% la production agricole mondiale. Un constat qui entraîne plusieurs  questions.
  • La première d’entre elles est la suivante : quels sont les obstacles va-t-on devoir surmonter pour y parvenir ?
  • La lutte contre le gaspillage alimentaire fournit une partie de la solution, mais elle ne peut pas tout. Pour vous Bruno Parmentier, relever un tel défi nécessite de changer radicalement de paradigme agricole. Pour quelles raisons ?
  • Vous dites souvent qu’il est temps que les agriculteurs fassent un « pacte avec la Terre ». C’est d’ailleurs le coeur d’un concept qui vous est cher, celui d’ « agriculture écologiquement intensive ». Pourriez-vous nous expliquer en quoi il consiste ?
  • La mise en oeuvre de l’agriculture écologiquement intensive entraîne-t-elle nécessairement une relocalisation de l’agriculture ?
  • Ce type d’agriculture est-il selon vous suffisamment productif ?