Avec ce film documentaire sorti en 2018, Biolait donne la parole à ses producteurs de lait bio pour expliquer en quoi l’élevage bio fait partie d’un système cohérent et joue un rôle essentiel pour l’environnement. Préservation de la biodiversité, stockage de carbone, fertilité des sols : une mine d’informations et d’arguments, formidablement expliqués par ceux qui sont sur le terrain.

Et si l’élevage bio sauvait la planète

Biolait, groupement de producteurs porté par 1300 fermes, est aujourd’hui, trente ans après sa création, le premier collecteur de lait bio en France. Acteur historique du développement de la filière laitière bio française, Biolait a décidé de donner la parole à ses éleveurs adhérents au travers de deux films documentaires, intitules “Nos vaches et nous”.

Le 1er volet,  “Se comprendre pour s’élever”, était consacré aux pratiques et points de vue des éleveurs et éleveuses bio, et plus particulièrement à leur relation avec leurs animaux. Le second volet a pour titre une question essentielle à l’heure de l’urgences climatique : “Et si l’élevage bio sauvait la planète ?”

Bande annonce “Et si l’élevage bio sauvait la planète ?”:

En 27 minutes, Michel, Ludovic, Erwan et d’autres éleveurs expliquent pourquoi on ne peut pas se passer de l’élevage bio dans un objectif de préservation de l’environnement, et comment le système polyculture/élevage bio est une voie pérenne, viable et efficace d’agriculture sans chimie.

  • Parce que les prairies européennes sont de puissants capteurs de carbone :

Les prairies sont capables de stocker une quantité importante de CO2, l’un des gaz responsables de l’effet de serre. S’il est vrai que les émissions de méthanes produits par les ruminants dans les systèmes intensifs conventionnels annulent ce bienfait, ce n’est pas vrai en élevage bio : à raison d’une vache seulement par hectare en moyenne, le bénéfice en terme de captage de carbone est réel. Un agriculteur en témoigne : les analyses de son terrain montrent qu’en 15 ans, en passant du conventionnel au bio, la quantité de carbone dans ses sols a doublé. Et il estime que le captage de CO2 par les prairies serait de 4 à 5 fois plus élevé que les émissions liées à l’activité. Le système herbager en élevage bio est un vrai levier pour lutter contre l’effet de serre.

Et si l’élevage bio sauvait la planète
  • Parce que la prairie pâturée  est un immense réservoir de biodiversité :

Les vaches qui pâturent contribuent à l’entretien du paysage. Dans certains vallons difficiles d’accès avec des outils mécaniques, les vaches maintiennent et préservent un “paysage ouvert”. Or, dans les zones européennes à climat tempéré, ce sont dans les milieux ouverts que se trouve la plus grande richesse de biodiversité. On a pu observer que la biodiversité (insectes, oiseaux, etc.) diminue dans les milieu fermés, boisés par exemple.

En tant que milieu de vie, la prairie et en particulier les paysages de bocage (prairies + haies) sont l’un des facteurs primordiaux pour la préservation de la biodiversité en Europe. En élevage bio, sur un hectare de prairie on trouve une vache, mais aussi des milliers d’insectes !

  • Parce que l’élevage bio préserve  durablement la richesse des sols :

Une terre épuisée devient à terme non cultivable, perdue pour l’usage agricole. A contrario, l’élevage bio respecte l’équilibre physique et biologique des sols. La terre est fertilisée par la bouse et le fumier composté, qui contribuent à augmenter la matière organique. C’est un élément essentiel pour les apports organiques, mais aussi pour la structure du sol : bonne aération, bonne circulation de l’eau…

  • Parce que l’élevage bio respecte le cycle naturel le plus efficace :

La prairie pâturée est fertilisée directement par les animaux qui se nourrissent d’herbe et fertilisent le sol par leurs déjections. La vache devient ainsi un opérateur de recyclage naturel, dans un écosystème qui fonctionne parfaitement !

Et si l’élevage bio sauvait la planète
  • Parce que c’est économique :

Les vaches sous les pommiers, ce n’est pas qu’un joli cliché : ça a surtout du sens économiquement ! Pas besoin d’apporter de l’engrais pour la culture des arbres fruitiers (le sol étant fertilisé par les déjections), ni de tondre puisque les animaux pâturent : un système à la fois écologique et économique.

  • Parce que le lait est de meilleure qualité :

Une bonne valorisation des prairies, avec entre autres une rotation de pâture dans les parcelles, permet une meilleure productivité laitière. Plus le fourrage est équilibré, et plus les plantes ont eu le temps de pousser, meilleur est le lait.

  • Parce que c’est une façon rationnelle et durable d’exploiter les ressources naturelles :

Les 2/3 des sols sur lesquels l’homme fait de l’agriculture dans le monde sont des sols où l’on ne peut pas faire autre chose que de la prairie, pour des raisons agronomiques : trop vallonné, trop humide… Ne pas exploiter cette biomasse serait un gaspillage énorme de ressources, alors que des animaux qui consomment cette biomasse peuvent la transformer en aliment pour l’homme.

Retrouvez La version intégrale du film : https://www.youtube.com/watch?v=DC0nH0Yk1q8