Aujourd’hui, nous nous intéressons aux chiffres de la production laitière bio.

Espaces de plein air, pratiques d’élevage, bâtiments, traitements vétérinaires… Obtenir la certification bio nécessite de se soumettre à un cahier des charges très rigoureux. Pourtant depuis plusieurs années, la filière connaît une expansion remarquable.

En Europe, la collecte de lait bio a ainsi bondi de plus de 50% entre 2012 et 2016, pour s’établir  à 4,6 millions de tonnes en 2017. Si l’Allemagne demeure le premier producteur de lait du Vieux Continent, la France a consolidé sa deuxième place de producteur européen ces trois dernières années, devant le Danemark et l’Autriche.

2018 a même constitué une année record en termes de collecte de lait de vache biologique, avec près de 837 millions de litres produits dans les fermes d’élevage françaises. Soit une hausse de 30 % par rapport à 2017.

La production laitière bio représente désormais 3,35% de la production hexagonale totale. Une goutte d’eau, au regard du rendement de la filière conventionnelle, qui produit chaque année quelque  25 milliards de litres de lait.

Mais une goutte d’eau qui pourrait bien faire tâche d’huile dans les années à venir. Le lait bio a en effet de solides arguments à faire valoir. A commencer par son prix producteur, de 40% supérieur à celui pratiqué sur le marché traditionnel.

De quoi susciter des vocations, comme l’illustre de manière éloquente la dynamique de conversion des éleveurs français, de plus en plus nombreux à sauter le pas du bio. Cinq fois plus de conversions ont ainsi été enregistrées en 2016 par rapport à 2015. Une tendance qui s’est confirmée depuis.

Résultat : au 1er janvier 2018, la France comptait quelque 2 792 exploitations laitières biologiques – soit 11 % de plus qu’en 2015 -, et le cheptel avait augmenté de 15 % en deux ans, à 152 480 têtes. A ce rythme-là, on ne parlera bientôt plus de goutte d’eau…